Mardi 21 mai 2013
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Installation de Shinken – Serveur de supervision

L’installation se fera par une archive (.tar.gz) récupérée directement sur le site officiel. Il existe d’autres moyens d’installation, notamment grâce au script de NicoLargo (disponible ici : http://blog.nicolargo.com/2011/04/script-dinstallation-automatique-de-shinkenthruk.html) qui permet une installation aisée pour les novices.

Il est aussi possible d’installer Shinken par les dépôts de Debian, mais la version actuelle (0.6) n’est pas à jour, et ne contient pas non plus la WebUI, dans sa version 1.2.

Dans le cadre du projet pour mon examen, j’ai préféré l’installation par l’archive, notamment pour me familiariser avec l’environnement Unix.

Logo de Shinken

Version n° : Version du : Modifications effectuées :
 1  17/12/2012  Création initiale du document
 2  04/12/2012  Révision générale du document + Mise à jour de la procédure
 3  04/03/2013  MàJ de la fiche
Objectif principal :

 Installation de Shinken 1.2.4, sous Linux.

 

I. Mise à jour de la distribution Linux

La mise à jour des listes de dépôts / paquets est nécessaire pour obtenir les dernières versions des paquets.

Lignes de commande
apt-get update apt-get upgrade apt-get dist-upgrade

II. Récupération des sources (au 04/03/2013) et décompression

Shinken n’est pas une suite ou une distribution. C’est un paquet à installer dans une distribution sous Linux, que ce soit Debian (notre cas), ou Ubuntu, RedHat, CentOS…

Le paquet est disponible sur le FTP du site officiel du paquet. La dernière en date à l’heure d’écriture est la version 1.2.2, au 04 décembre 2012.

Lignes de commande

III. Lancement de l’installation par le script d’installation

Afficher les options disponibles du script :

« install –h »

Depuis la version 1.0, Shinken fournit un script exécutable pour une installation propre, en gérant la création des utilisateurs et des dépendances.

De plus, il est même possible d’installer des plugins & des extensions préconfigurés.

Lignes de commande
cd shinken-1.2.4 ./install -i

IV. Installation de scripts & addons complémentaires : Nagios-Plugins & PNP4Nagios

Nagios-Plugins vous permettra d’avoir un minimum de script pour utiliser le serveur de supervision. Les scripts sont à l’origine étudiés et conçus pour Nagios, mais Shinken sait utiliser ces scripts.

PNP4Nagios est un outil d’aide à l’analyse des informations remontées par les scripts du serveur de supervision. En effet, PNP4Nagios vous permettra d’obtenir des graphiques quant à la supervision, ce qui permet une compréhension plus claire de certaines analyses.

On utilise aussi le script d’installation pour installer des addons préconfigurés. Ainsi, on évite toute les procédures plus ou moins lourdes de modification et de paramétrage.
Lignes de commande
cd shinken-1.2.4 ./install –p nagios-plugins && –p pnp4nagios
La plupart des plugins principalement étudiés et conçus pour Nagios fonctionnent aussi pour Shinken. Des modifications seront peut-être nécessaires, mais cela nous permet d’obtenir une liste importante de plugins prêts à l’emploi.

Les plugins (fichiers « check_ ») seront installés automatiquement grâce à l’exécution du script. Ainsi, il n’y a plus besoin de faire des manipulations quelconques pour les faire fonctionner (par exemple, pour les anciens problèmes de droits et de compatibilité).

V. Lancement du serveur

Après l’installation de Shinken, des quelques plugins de base et de la création d’un fichier d’authentification, il est maintenant possible de lancer une première fois le serveur et voir si tout se déroule correctement – Vous avez deux façons de le faire :

  • soit le service en entier en une fois :
Lignes de commande
/etc/init.d/shinken start
  • soit chaque composants un par un :
Lignes de commande
/etc/init.d/shinken-arbiter start /etc/init.d/shinken-poller start /etc/init.d/shinken-receiver start /etc/init.d/shinken-broker start /etc/init.d/shinken-scheduler start

Les 2 méthodes se valent, le résultat sera le même.
Toutefois, il est intéressant de savoir qu’il est possible d’allumer tel ou tel composant à part : lors de la modification d’un composant, il est donc possible de 
redémarrer que le composant en question et non tout le service en lui-même, ce qui permet d’éviter une perte de temps inutile d’une part.

Quand les fichiers « nagios.cfg » et « shinken-specific.cfg » sont modifiés, il n’est pas nécessaire de redémarrer tout le serveur Shinken en entier. En effet, le processus qui lit les fichiers de configuration est « shinken-arbiter » : le redémarrer permet de recharger les fichiers de configuration et ainsi, de mettre à jour les ordres pour les autres processus du système Shinken. (/etc/init.d/shinken-arbiter restart)

VI. Vérification de la bonne mise en route du serveur

Une fois les composants démarrés, il faut tout de même vérifier la bonne mise en route des services. On affiche donc la liste des processus actifs sur le serveur en précisant « shinken » pour tronquer cette dernière.

Lignes de commande
ps -u shinken service shinken status

VII. Accès à l’interface de supervision

Shinken, depuis sa version 0.8.1, fournit une interface web dynamique pour observer le parc informatique suivant les hosts configurés, les services supervisés etc… Par défaut, les identifiants permettant l’accès à l’interface sont « admin » en utilisateur, et « admin » en mot de passe. Ce compte peut être modifié dans le fichier « contacts.cfg ».

Il est aussi possible d’ajouter d’autres utilisateurs (voir « Configuration basique de Shinken - #. 8°) Configuration d’un groupe de « contact » et d’un contact »

L’adresse pour se connecter sur l’interface peut prendre l’IP de la machine serveurle nom FQDN, ou tout simplement localhost pour effectuer les tests sur la machine elle-même (mon cas présent, avec les machines virtuelles).

Le port (7767) est attribué par Shinken dans sa configuration de base. Il est possible de modifier ce port dans le fichier « /etc/shinken/shinken-specific.cfg ».

http://localhost:7767

http://nomFQDN:7767


http://ip:7767

VIII. Infos diverses

1. Fichiers de configuration du paquet :

/usr/local/shinken

Le dossier « /usr/local/shinken » est le dossier par défaut créé lors de l’installation de Shinken.
A l’intérieur se trouvent les fichiers de configuration du serveur en lui-même, mais aussi les commandes disponibles et les fichiers concernant les composants de Shinken (Arbiter, scheduler, poller, reactionner et broker).

 2. Fichiers de configuration des hosts, groups et autres :

/usr/local/shinken/hosts

/usr/local/shinken/services

Il est possible de changer ce dossier : les fichiers de configuration des hosts, groupes, services et autres peuvent avoir leur propre dossier respectif.
Il faudra cependant faire les bonnes redirections dans le fichier de configuration de Shinken (/usr/local /shinken/nagios.cfg).

Voir l’article « III. Configuration basique pour Shinken » pour voir un exemple.

 3. Fichiers de logs :

/var/log/shinken/


/var/log/shinken/nagios.log
/var/log/shinken/arbiterd.log

Il existe différent fichiers de logs où sont répertoriés les divers évènements des composants de Shinken, mais aussi les erreurs / bugs possibles de la supervision.

Nagios.log est le fichier de logs principal. Le plus important du fonctionnement de Shinken est écrit dedans.

Arbiterd.log est le fichier de logs concernant le démon « arbiterd » et seulement le démon et est répertorié les événements produits ou qui ont affectés se dernier.

4. Fichiers binaires et variables de Shinken :

/var/lib/shinken

/usr/bin

Ces deux dossiers contiennent tous les fichiers nécessaires au bon fonctionnement de Shinken. Ces fichiers sont créés et exploités par Shinken.
Il n’y a pas besoin de faire de quelconque manipulation dessus, au risque de planter le système / serveur.

Usage réservé aux utilisateurs avertis.

A propos de Julien

Passionné depuis mon plus jeune âge quant au domaine informatique, j'ai décidé de partager mes connaissances sur mon blog en espérant pouvoir vous aider et vous faire découvrir les joies de l'administration système. Je touche principalement aux systèmes Windows 7 et Unix (Debian & ArchLinux), tout en ayant des bases solides dans les OS serveurs (Windows Server, Linux....) N'hésitez pas à me contacter ! :-)

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