Samsung vit une véritable onde de choc avec la « Pixel Panic ». Après plusieurs années de collaboration sur les puces Tensor, Google abandonne Samsung et se tourne vers TSMC pour ses Pixel 10 à venir. Ce scoop met en lumière un mal plus profond : la crise culturelle et industrielle de Samsung. Loin d’être un simple revers commercial, ce bouleversement révèle un géant coréen déconnecté des signaux faibles du marché et en perte de repères.
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Google abandonne Samsung : les raisons d’un divorce stratégique
Depuis 2021, Samsung fabriquait les puces Tensor des Pixel. Mais pour le Pixel 10, Google met fin à ce partenariat. La cause ? Des problèmes persistants : rendement faible (environ 50 % sur le 3 nm) contre 90 % chez TSMC, surchauffes, et performance instable.
Le prochain Tensor G5 sera ainsi gravé par TSMC en 3 nm N3E, avec encapsulation InFO-POP. Un contrat exclusif de 5 ans aurait été signé, couvrant jusqu’au Pixel 14. Pour Google, ce changement vise une meilleure gestion thermique, une autonomie accrue et un saut en efficacité. Samsung, malgré des progrès notables sur son futur procédé en 2 nm (GAA), n’a pas su rassurer sur la fiabilité.
Même si Samsung continue de fournir les modems Exynos, la perte de ce contrat est un signal fort. Et elle intervient dans un contexte où les deux marques deviennent aussi rivales sur le marché des pliables.

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Samsung face à ses limites : introspection et réorganisation en cours
Le départ de Google est pris très au sérieux chez Samsung. Selon The Bell, l’événement est surnommé « l’incident Google ». Le groupe a déclenché des réunions stratégiques mondiales pour analyser cette rupture et redéfinir sa feuille de route. Le malaise est profond : difficultés à faire évoluer les procédés, retard sur TSMC, fuite des clients historiques (Apple, Qualcomm…).
Malgré des avancées sur le 2 nm, Samsung peine à convaincre. Sa future puce Exynos 2600, attendue en 2026, est vue comme un tournant. Cependant, pour regagner la confiance du marché, l’entreprise envisage une restructuration de sa division semi-conducteurs. Une diversification dans d’autres secteurs comme l’automobile et la robotique sont également envisagés.
Le contraste avec TSMC est frappant : rendement, fiabilité, capacité d’innovation… Le taïwanais reste le fondeur de référence. Samsung, lui, semble perdu dans sa propre forêt technologique, en quête d’un cap.
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