Annoncé comme inéluctable, le remplacement de Google Assistant par Gemini sur Android devait s’accélérer dès 2025. Pourtant, Google vient de revoir discrètement son calendrier. Cette décision, loin d’être anodine, met en lumière les limites techniques actuelles de Gemini. Elle souligne également la complexité d’une transition entre un assistant vocal éprouvé et une IA générative encore imparfaite. Que se passe-t-il ?
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Un calendrier repoussé à 2026 pour une transition jugée trop risquée
En mars dernier, Google affirmait vouloir « mettre à niveau l’expérience Assistant vers Gemini » sur la majorité des smartphones Android avant fin 2025. Cette feuille de route a depuis été amendée : la migration complète se poursuivra désormais jusqu’en 2026. Officiellement, l’entreprise évoque la nécessité d’assurer une transition fluide pour les utilisateurs.
Concrètement, Google Assistant reste pour l’instant disponible sur Android. Avec toujours la possibilité de revenir à l’assistant classique depuis l’application Gemini, y compris sur les modèles récents comme la gamme Pixel 10. La suppression définitive de l’Assistant, sur Android comme sur iOS, n’interviendra donc pas avant l’année prochaine, probablement via un déploiement progressif. Le contexte de fin d’année et des fêtes a également pesé. En effet, toute modification majeure à cette période est traditionnellement évitée par les éditeurs de systèmes.
Pour l’utilisateur, ce délai supplémentaire est plutôt une bonne nouvelle. Il permet de conserver Google Assistant pour ses fonctions éprouvées tout en utilisant Gemini pour des tâches plus complexes. Toutefois, il ne s’agit que d’un sursis : la stratégie de Google reste claire. À terme, Gemini remplacera totalement Assistant, près de dix ans après le lancement de ce dernier en 2016.

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Gemini progresse, mais ne remplace pas encore un assistant du quotidien
Ce report soulève une question centrale : Gemini est-il réellement prêt à assumer le rôle d’assistant principal ? Sur le plan des usages avancés (génération de texte, synthèse d’emails, compréhension contextuelle) l’IA de Google est performante. En revanche, pour les commandes simples et immédiates (minuteurs, domotique, appels rapides), l’expérience reste moins fiable. Parfois, elle est même plus lente qu’avec Google Assistant.
Le cœur du problème tient à la nature même des modèles de langage : puissants, mais sujets à des réponses imprécises. Des temps de latence incompatibles ont également été relevés avec certains usages vocaux. Google a déjà amorcé des correctifs, notamment pour limiter l’envoi systématique des requêtes vers le cloud. Cependant, le niveau de robustesse attendu n’est pas encore atteint sur smartphone.
Ce recul temporaire illustre surtout une réalité technique. Remplacer un assistant vocal fiable par une IA générative nécessite plus que des annonces ambitieuses. Google se donne désormais jusqu’en 2026 pour éviter une transition précipitée… et potentiellement coûteuse en termes d’expérience utilisateur.
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