Lors de son 10 ᵉ vol d’essai, la fusée Starship « block 2 » de SpaceX a atteint l’ensemble de ses objectifs. Déploiement de satellites factices, rallumage moteur en orbite et rentrée atmosphérique contrôlée. Après trois échecs en vol et une explosion au sol, ce succès marque une étape décisive vers la réutilisation complète du lanceur géant.
Sommaire :
Lanceur Starship : un vol maîtrisé de bout en bout
Le décollage a eu lieu le 27 août 2025 depuis la base de Boca Chica au Texas. Haut de 123 mètres, le Starship s’est envolé avec l’aide de son premier étage Super Heavy, équipé de 33 moteurs Raptor. Moins de trois minutes après le lancement, les deux étages se sont séparés. Le booster a ensuite effectué un retournement contrôlé avant de retomber dans le golfe du Mexique. Particularité de cet essai, un des trois moteurs internes a volontairement été laissé éteint pour simuler une panne. Cela a ainsi permis de tester la fiabilité du système grâce à un moteur externe.
L’étage supérieur, surnommé « Ship », a poursuivi sa trajectoire suborbitale. À 190 kilomètres d’altitude, il a réussi à déployer huit satellites factices imitant par leurs dimensions les futurs Starlink de nouvelle génération. Quelques minutes plus tard, SpaceX a également testé le rallumage d’un moteur en orbite. Une étape clé pour préparer des désorbitations contrôlées.
VOIR AUSSI : Panne mondiale de Starlink : les impacts mondiaux et sur l’armée ukrainienne
Des données cruciales pour la réutilisation
Le vol a duré une heure et six minutes, jusqu’à l’amerrissage vertical du Ship dans l’Océan Indien. Cette rentrée atmosphérique a permis de mettre à l’épreuve le bouclier thermique et les tuiles protectrices du vaisseau. Ces derniers étant volontairement exposés à des contraintes extrêmes. Les quatre ailettes ont joué un rôle majeur pour maintenir la bonne orientation. Un test essentiel en vue de futures récupérations.
Si ce vol constitue une réussite, plusieurs défis restent à relever. Le Starship n’a pas encore atteint une véritable orbite terrestre complète et l’étage supérieur n’a pas été récupéré.
Pour être opérationnel dans le cadre de missions lunaires ou martiennes, il devra prouver sa capacité à se réapprovisionner en carburant en orbite. Par ailleurs, Starship devra aussi faire ses preuves pour des voyages bien plus longs.
IdealoGeek est un média indépendant. Soutiens-nous en nous ajoutant à tes favoris sur Google Actualités :






