Le ray tracing a mis plusieurs années à s’imposer sérieusement sur consoles. Son successeur technologique, le path tracing, est encore plus gourmand en ressources et reste aujourd’hui l’apanage des PC haut de gamme. Pourtant, une démonstration récente et les analyses qui ont suivi laissent entrevoir que la prochaine génération de consoles Sony pourrait changer la donne.
Sommaire :
Ce que la PS5 Pro a déjà accompli
Tout part d’une démonstration réalisée lors de la Game Developers Conference 2026. Le studio Codemasters a réussi à faire tourner F1 25 sur PS5 Pro avec le path tracing activé, à 30 images par seconde. Pour y parvenir, l’équipe a combiné une série d’optimisations techniques pointues et le recours au PSSR 2, le système d’upscaling maison de Sony. Le rendu était calculé nativement en 1080p avant d’être mis à l’échelle en 4K.
Le résultat peut sembler modeste vu de l’extérieur, mais les experts le qualifient de prouesse : avant cette démo, personne ne pensait sérieusement qu’une console actuelle pouvait atteindre ce framerate sur un jeu AAA avec le path tracing. C’est une preuve de concept, pas encore un standard, mais elle ouvre une perspective concrète pour la génération suivante.
Pour comprendre l’enjeu, une précision technique s’impose. Le ray tracing simule le comportement de quelques rayons lumineux pour produire des reflets et des ombres réalistes. Le path tracing va beaucoup plus loin : il calcule la trajectoire complète de la lumière dans une scène, en simulant chaque rebond sur chaque surface. Le résultat visuel est nettement plus réaliste, mais la charge de calcul est sans commune mesure. Ce qui explique pourquoi même les RTX 4090 peinent sur certains titres PC avec cette technologie activée.
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Ce que la PS6 pourrait faire
Digital Foundry anticipe que la PS6, dont le GPU sera basé sur l’architecture RDNA 5 d’AMD prévue pour 2027, devrait disposer des ressources nécessaires pour gérer le path tracing dans de bonnes conditions. Avec l’arrivée probable d’un PSSR 3, une troisième génération du système d’upscaling de Sony, les experts estiment que la console pourrait atteindre les 60 FPS en path tracing sur des jeux bien optimisés. Une progression considérable par rapport aux 30 FPS obtenus sur PS5 Pro avec des efforts importants.
Le leaker KeplerL2, réputé pour la fiabilité de ses informations sur AMD, partage cet optimisme côté GPU. Mais il introduit une nuance importante que Digital Foundry n’avait pas développée : le CPU pourrait constituer le vrai goulot d’étranglement. Le path tracing impose des contraintes non seulement au processeur graphique, mais aussi au processeur central, chargé de gérer la logique de jeu, l’intelligence artificielle et toutes les simulations physiques. Si les développeurs doivent en plus assurer la compatibilité de leurs jeux avec une éventuelle PS6 portable, les compromis risquent de peser sur les ambitions graphiques.
La question n’est donc pas seulement de savoir si la PS6 sera capable techniquement de faire du path tracing à 60 FPS. Elle est de savoir si les jeux conçus pour une machine grand public, avec toutes les contraintes de compatibilité que cela implique, pourront réellement en tirer parti.
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