Bien que le système d’exploitation complet, GNU/Linux, soit moins répandu que les OS modernes, Windows et macOS, le noyau Linux est presque partout : serveurs, superordinateurs, systèmes embarqués, smartphones (il équipe 85% des smartphones), etc. Il doit cette popularité à sa sécurité puissante. C’est d’ailleurs pourquoi on l’a toujours considéré comme un OS plus sûr que celui de Microsoft et d’Apple. Cependant, la technologie évolue très rapidement et les menaces se mettent également à jour au fur et à mesure. Alors, GNU/Linux est-il toujours plus sûr ?
Sommaire :
Qu’est-ce qui fait la sécurité du système Linux ?
Linux est un système open-source et gratuit qui a toujours mis l’accent sur la sécurité. Celle-ci repose principalement sur une architecture multi-niveaux qui intègre plusieurs mécanismes de protection. Tout d’abord, le contrôle d’accès basé sur les permissions est fondamental. Chaque fichier et répertoire possède des attributs de permission qui déterminent les droits d’accès pour les utilisateurs et les groupes. Ce modèle de sécurité permet de restreindre l’accès aux ressources système, contrairement à Windows où les permissions peuvent parfois être moins granuleuses.
Plus simplement, chaque utilisateur est séparé des autres. Il a des droits spécifiques et ne pourrait accéder à un endroit du système, à moins d’en avoir les droits. Forcément, cela limite la propagation des outils malveillants.
Un autre élément clé de la sécurité de Linux est l’isolation des processus. Le système utilise un modèle de séparation, où chaque processus fonctionne dans son propre espace d’adressage. Cette isolation limite la capacité d’un processus malveillant à interférer avec d’autres processus ou à accéder à des données sensibles. De plus, des mécanismes comme SELinux (Security-Enhanced Linux) offrent une couche supplémentaire de sécurité en appliquant des politiques de contrôle d’accès obligatoires. Ces politiques définissent précisément quels processus peuvent interagir avec quelles ressources, renforçant ainsi la sécurité globale du système.
Aussi, la variété des distributions qui existent sur le marché constitue un frein pour l’expansion des virus et autres cybermenaces. Un programme malveillant lancé sur Ubuntu ne restera que sur cette distro Linux ; il ne pourrait pas s’attaquer à Debian ou encore à Fedora.
En outre, la gestion proactive des mises à jour et des correctifs constitue également un pilier essentiel de la sécurité sous Linux. Les distributions Linux publient régulièrement des mises à jour pour corriger les vulnérabilités connues et améliorer la sécurité.
VOIR AUSSI : Linux vs Windows vs macOS : quel système d’exploitation est fait pour vous ?
Sécurisé, mais vulnérable quand même
Ce n’est pas parce que le système est dit plus sécurisé qu’il est invulnérable. Linux n’est malheureusement pas immunisé contre les cybermenaces. Au fil des années, plusieurs distributions ont dû faire face à diverses attaques, dont les coinminers. Ces derniers sont des codes malveillants qui utilisent la puissance des serveurs Linux dans le cloud pour miner des cryptomonnaies. Ils ont vu le jour avec le boom des monnaies cryptographiques. Le système a aussi été objet de ransomwares. Ces derniers constituent 11% des attaques que Linux subit.
Avec un nombre réduit d’utilisateurs, Linux ne fait pas souvent l’objet d’attaque. Le cas échéant, seule une partie des utilisateurs est touchée, en raison de la diversité des distributions. Parmi elles, CentOS Linux, CloudLinux Server, Ubuntu ou encore Red Hat sont les plus touchés.
VOIR AUSSI : Où se trouve le presse-papier sur Windows, macOS, Android et iPhone ?
Face à Windows et macOS, Linux est-il toujours le plus sécurisé ?
Linux a longtemps été considéré comme l’un des systèmes d’exploitation les plus sécurisés, mais la situation a évolué avec les améliorations de sécurité sur Windows et macOS.
Linux est souvent considéré comme plus sécurisé en raison de sa structure de permissions granulaire. Chaque fichier et processus est associé à des utilisateurs et des groupes, limitant ainsi les actions non autorisées. De plus, le modèle open source de Linux permet une transparence accrue, facilitant l’identification et la correction des vulnérabilités par la communauté.
En revanche, Windows est fréquemment ciblé par des attaques en raison de sa large part de marché. Les mises à jour de sécurité sont régulièrement publiées, mais leur application peut être retardée par les utilisateurs.
Quant à macOS, bien que généralement perçu comme sécurisé grâce à son écosystème contrôlé, il n’est pas exempt de vulnérabilités. Celles-ci prennent généralement du temps avant d’être détectées, ce qui laisse le temps aux dégâts.
La tendance croissante des attaques par ransomware sur toutes les plateformes indique que la sécurité ne dépend pas uniquement du système d’exploitation, mais aussi des pratiques des utilisateurs et de la configuration du système. Et c’est d’ailleurs ce qui favorise l’expansion des menaces aujourd’hui. On en déduit donc qu’un OS mal configuré ou un utilisateur négligeant peut rendre n’importe quel système vulnérable.
En conclusion, Linux est toujours le plus sécurisé… si bien maîtrisé. Mais pour un usage grand public, macOS et Windows offrent aujourd’hui des protections solides avec moins de complexité.
IdealoGeek est un média indépendant. Soutiens-nous en nous ajoutant à tes favoris sur Google Actualités :






