Cloud computing : qu’est que le cloud en informatique ? Comment ça marche ?

Le cloud computing est une technologie de stockage de données et d'applications en ligne qui répond aux besoins des entreprises et particuliers. Définition, avantages, inconvénients, les différentes formes solutions du cloud... Voici tout ce que vous devez savoir pour bien comprendre et utiliser le cloud computing !
cloud computing

Il est fâcheux de perdre ses données informatiques soit à cause d’un virus ou tout simplement en se faisant voler son appareil. Pas de panique ! Grâce à internet, des développeurs ont trouvé un moyen très facile et efficace de tout sauvegarder en ligne, sans disque dur : le Cloud. L’invention du Cloud a révolutionné le monde digital et numérique que presque la majorité des internautes et des entreprises ont recours à ce système pour stocker leurs données personnelles et administratives.

Qu’est-ce que le Cloud computing ? Comment ça marche le cloud ? Dans cet article, on va faire dissiper le nuage et mettre à jour tout ce qu’il faut savoir à propos de ce fameux système de stockage.

Définition du cloud computing

Nuage en français, le Cloud est un ensemble de systèmes de stockage en ligne à distance. Pour faire plus simple, il s’agit d’un système qui permet d’enregistrer et stocker des données sur des ordinateurs distants appelés serveurs par le biais d’Internet.

Chaque personne ou entreprise peut accéder à leurs données personnelles stockées en ligne uniquement en se connectant sur Internet et en entrant son propre identifiant. Il est ainsi possible de synchroniser n’importe poste de travail avec le serveur afin de modifier et d’enregistrer de manière automatisée les documents en temps réel.

Si vous voulez en savoir plus avant de lire la suite de cet article, cette vidéo vous explique tout ce que vous devez savoir sur le cloud computing expliqué en 7 minutes !

Quand le Cloud a-t-il vu le jour ?

L’idée de Cloud est déjà mentionnée dans les années 60, mais le projet n’a abouti que dans les années 80. À cette époque, certaines tâches ont commencé à être disponibles dans un réseau informatique, plutôt que sur un seul ordinateur. Par conséquent, la tâche est répartie entre plusieurs machines et plusieurs utilisateurs ont un même fichier modifiable en temps réel.

D’abord pour désigner les réseaux téléphoniques, le terme Cloud est utilisé pour la première fois dans le monde informatique en 1999. Salesforce a été la première entreprise à introduire officiellement le terme dans le monde informatique en le définissant comme un logiciel en tant que service. Dans le temps, Salesforce fournissait des applications pour les entreprises par l’intermédiaire d’un site Web.

Comment fonctionne le Cloud computing ?

Pour enregistrer et stocker des fichiers dans les serveurs, il faut tout d’abord les louer. Des prestataires spécialisés proposent différents tarifs en fonction de deux principaux critères : la capacité de stockage et la bande passante pour les transferts.

cloud computing comment ça marche

Toute personne ayant enregistré ses fichiers sur un serveur n’a plus besoin d’acheter des périphériques de stockage. Au lieu d’acheter d’autres disques durs, des clés USB et d’héberger les données en local, il suffit juste de se connecter sur le serveur et en quelques clics, les utilisateurs auront leurs fichiers sur une grande unité de stockage. Ces disques durs virtuels sont mis à disposition gratuitement pour les petites unités, les grands espaces de stockage sont quant à eux accessibles en échange d’un abonnement mensuel ou annuel.

Il existe des solutions en cloud pour Windows, Mac, iPhone, Android et tous les types d’appareils connectés à Internet.

Quels sont les différents types de cloud technology ?

Les fournisseurs de stockage en ligne proposent actuellement 4 choix de cloud computing, dont le type varie selon le besoin de tout un chacun : le cloud public, le cloud privé, le cloud hybride et le multicloud. Chaque modèle a sa propre configuration unique avec une série d’exigences différentes et d’avantages qui y sont associés.

cloud technology

Dans tout le système de Cloud énuméré ci-dessous, seuls vous, votre entreprise et vos collaborateurs allez pouvoir accéder à vos ressources. L’appareil utilisé et l’endroit où vous trouvez importe peu. Que vous soyez sur votre ordinateur ou un mobile, que ce soit chez vous, dans les locaux de l’entreprise ou à l’extérieur, vous allez pouvoir vous connecter au serveur du Cloud de votre choix.

Cloud public

Il s’agit de serveurs qui sont accessibles par un nombre défini d’utilisateurs. Fournis par un hébergeur tiers, les services du cloud public sont à la disposition de toute personne qui souhaite les utiliser et leur utilisation peut être gratuite ou payante. Autrement dit, l’infrastructure informatique n’appartient pas exclusivement à l’utilisateur final et elle est également mise à la disposition d’autres personnes.

Bien évidemment, les données qui s’y trouvent ne sont pas accessibles à n’importe qui. La tarification du cloud public varie aussi en fonction de l’utilisation des données. Plus l’utilisateur va stocker, utiliser ou télécharger des données dans le serveur, plus le montant de la facture sera élevé. Toutefois, il y a des serveurs qui mettent à disposition de leurs clients un espace de stockage non négligeable, et ce, gratuitement.

Moins coûteux que les autres types de cloud, ce système de stockage en ligne est la solution la plus rapide et adaptée à vos besoins si vous êtes urgemment amené à mettre en ligne vos données. Vous bénéficierez d’une infrastructure déjà opérationnelle, car c’est le fournisseur de cloud qui gère le datacenter. Ainsi, vous économisez beaucoup sur les coûts d’achats de mise en œuvre.

Cloud privé

Le Cloud privé, appelé aussi « cloud local » ou « cloud dédié » est le service de cloud computing qui est totalement dédié à une seule organisation. Seuls l’entreprise et ses collaborateurs peuvent y accéder via Internet ou un réseau interne privé. Chaque utilisateur y accède via un mot de passe personnel sécurisé.

L’entreprise qui choisit le cloud privé possède son propre datacenter, généralement localisé dans ses locaux ou bien à proximité. L’infrastructure est gérée en interne ou via un prestataire tiers. Le cloud local est accessible via tous les types d’appareils, de l’ordinateur au smartphone en passant par la tablette. Il est également possible de traiter les informations qui y sont stockées aussi bien au sein des locaux de la société qu’à domicile ou à l’extérieur.

Opter pour un cloud dédié est coûteux par rapport au cloud public. L’entreprise devra investir sur une multitude de paramètres tels que la capacité de stockage, la puissance du serveur ou encore le personnel de maintenance. Le grand avantage du cloud privé est le contrôle total des données. Son principal atout est bien entendu sa capacité à vous offrir le plein contrôle sur vos données ainsi qu’une meilleure personnalisation des services.

Cloud hybride

Le cloud public et le cloud privé ont chacun leurs propres avantages, mais aussi leurs limites. Pour ceux qui cherchent une optimisation parfaite de leur stockage, il est possible de faire appel aux services des deux types de cloud computing et les utiliser en même temps. C’est le « cloud hybride ». Un cloud computing est qualifié d’hybride uniquement au moment où les différents environnements de clouds qui le composent sont étroitement interconnectés les uns aux autres et fonctionne essentiellement comme une seule infrastructure combinée.

Pour donner une idée de ce qu’est le cloud hybride, on peut le comparer à une voiture hybride. Les voitures hybrides utilisent un moteur à essence et l’énergie électrique pour fonctionner. Ces deux technologies fonctionnent de manière totalement différente et présentent respectivement leurs avantages et leurs inconvénients. Il en va de même pour le cloud hybride : il associe les avantages des types de cloud choisis par l’entreprise afin de garantir une plus grande efficacité et un fonctionnement plus amélioré.

En termes de coût, le cloud hybride est plus cher. Il faut en même temps investir dans l’achat des services du cloud public, tout en montant une infrastructure informatique afin d’accueillir le cloud privé. Une fois les deux services acquis, il faudrait penser à les synchroniser en temps réel, ce qui veut dire une autre dépense. Toutefois, son plus grand avantage est sa versatilité et qu’en cas de panne d’internet par exemple, l’un compensera l’autre facilement.

Muticloud

À ne pas confondre avec le cloud hybride, multicloud est défini par l’utilisation de plusieurs clouds publics. Une entreprise peut stocker ses données dans deux ou plusieurs cloud publics issus de plusieurs fournisseurs de cloud. Ici, il n’est pas question d’avoir recours à un cloud privé. Dans une configuration multicloud, une entreprise a recours à plusieurs fournisseurs au lieu d’un seul pour l’hébergement, le stockage et toutes les données diverses dans le cloud computing.

C’est la solution la plus efficace et elle réduira considérablement la dépendance à l’égard d’un seul fournisseur de services tout en offrant une flexibilité accrue grâce à un plus grand choix de serveurs.

Quelles sont les catégories de services, logiciels et applications en cloud ?

Les fournisseurs mettent à la disposition des utilisateurs trois catégories de services de cloud computing appelées « aaS » (as-a-Service). Ils  peuvent prendre la forme d’une infrastructure, d’une plateforme ou d’un logiciel. Malgré qu’ils sont différents les uns des autres, ils permettent tous de faciliter le flux des données utilisateur entre les clients et les systèmes du fournisseur de services cloud. Voyons ensemble ces principaux modèles de services : IaaS, PaaS et SaaS.

cloud IaaS PaaS SaaS

Infrastructure as a Service (IaaS)

Avec l’IaaS (Infrastructure en tant que Service), le fournisseur offre à ses clients un accès payant à l’utilisation à du stockage, de l’équipement de réseau, des serveurs et d’autres ressources informatiques dans le cloud.  Toutes les opérations de maintenance et de mises à jour sont intégralement assurées par le prestataire. Le système d’exploitation, les applications sont gérés par l’utilisateur, tandis que le fournisseur prend en charge le matériel, le réseau, les disques durs, le système de stockage et les serveurs. 

Cette catégorie de service est surtout propice aux start-ups. L’IaaS leur donne accès à une ressource matérielle flexible et de pointe, adaptée aux besoins de traitement de données et de stockage de l’entreprise. Cerise sur le gâteau : il n’y a aucun souci en ce qui concerne la maintenance.

Platform as a Service (PaaS)

La PaaS (Plateforme en tant que Service) quant à elle est le modèle de service de cloud dans lequel l’utilisateur peut accéder à des outils matériels et logiciels combinés par l’intermédiaire d’un fournisseur de services, sans avoir à configurer ou paramétrer la partie logicielle sous-jacente.

Principalement destiné aux développeurs et aux programmeurs, le PaaS offre à l’utilisateur une plateforme cloud partagée pour le développement et la gestion d’applications, sans avoir à créer ni entretenir l’infrastructure généralement associée au processus.

Software as a Service (SaaS)

Le SasS (Logiciel sous forme de service) est un service qui fournit aux utilisateurs une application logicielle gérée par le prestataire de services cloud. Le fournisseur de services offre des logiciels et des applications via internet. Nul besoin de les télécharger et de les installer sur un appareil. Les utilisateurs n’ont qu’à s’y abonner en payant une certaine somme, puis à y accéder par le biais de l’adresse web donnée par le fournisseur.

Exemples de services en cloud les plus connus

Est-ce que vous savez qu’aujourd’hui, presque tout le monde utilise le cloud computing sans le savoir ? Sur votre ordinateur ou votre téléphone, vous accédez inconsciemment à ces services : Google Drive, Apple iCloud, Samsung Cloud ou Microsoft OneDrive. Ces services que tout le monde connait et permettent de sauvegarder synchroniser automatiquement toutes les données (mails, agenda, photos, documents…) avec tous vos appareils .

synchronisation cloud smartphone

À part ça, nombreux sont les services de cloud que nous utilisons tout le temps pour transférer des vidéos volumineux ou à enregistrer un fichier important, à l’image de WeTransfer ou de Dropbox qui simplifient le partage de documents sur Internet.

Du côtés de services professionnels destinés aux entreprises, on peut citer les services d’infrastructures de serveurs en could les plus connues : Amazon Web Services (AWS), OVH Public Cloud, Google Cloud ou encore Microsoft Azure qui sont les leaders des services d’hébergement de machines virtuelles et du cloud computing.

services de cloud computing

Avantages et inconvénients des services en cloud

Pourquoi utiliser le Cloud ?

Nombreux sont les avantages à l’utilisation du Cloud. Le plus commun est la facilité d’accès. Plus besoin d’aller au bureau pour accéder à un fichier à modifier urgemment. Vous pouvez vous connecter au serveur depuis votre ordinateur au bureau ou le modifier sur votre smartphone sur votre lit : le fichier sera tout le temps à votre disposition.

Quid des amateurs de jeux vidéos ? Le stockage en ligne leur offre un très grand avantage : celui de tout sauvegarder. Que ce soit les jeux dématérialisés, les sauvegardes, les captures d’écran, les vidéos de gameplay, tout y passe sans risque de perte ou de détérioration, deux des plus grandes peurs des gamers.

Quelles sont les limites du cloud ?

On ne le souhaite à personne, mais les risques de perte de données sont encore à considérer sur Internet. Citons entre autres l’incendie du datacenter OVH à Strasbourg le mois dernier, qui, sans maîtrise, aurait fait perdre des millions de données – précieuses pour certaines – stockées sur leur serveur. Bien sûr, à part la perte, il y a aussi le vol de données. Internet n’est pas à labri des hackers pour le moment, et ce n’est pas demain la veille que ça va s’améliorer.

Il y a aussi le problème de tarification de certains abonnements sur le serveur qui revient nettement cher pour les utilisateurs. De ce fait, l’utilisation du cloud reste limitée et que l’utilisateur ne pourra pas exploiter à fond les divers services que les fournisseurs proposent à la clientèle.

Fort heureusement, le cloud computing évolue pour répondre aux normes de sécurité et de maintenance chaque année. Par conséquent, la plupart des entreprises estiment actuellement que c’est plus sûr qu’une solution de stockage local.