Notre vie sur les réseaux sociaux et sur le web survivra à notre mort. Au-delà de notre existence, notre profil, nos commentaires, nos messages, photos et traces que nous avons laissées en ligne continuront d’exister. C’est un problème important qui touche des millions de personnes décédées chaque année et auquels les plateformes sont confrontées. La CNIL alerte sur ce problème, car les démarches deviennent difficiles pour les proches pour faire fermer ces comptes.
Sommaire :
Que deviennent nos données numériques à notre décès ?
Il n’y a pas de règlement universel à ce propos : l’orsque quelqu’un décède, ses comptes sur les réseaux sociaux ne sont pas automatiquement supprimés et peuvent même ne jamais l’être. La raison est que l’inactivité d’un compte ne signifie pas automatiquement le décès de l’utilisateur, ce qui empêche les plateformes de prendre des mesures à propos. Ceci augmente malheureusement l’accumulation de profils de personnes disparues sur les réseaux sociaux. En 2024 déjà, une enquête de la CNIL révélait que plus d’un tiers des comptes avait été confronté à des contenus provenant de comptes de personnes décédées.
Sans directives, les plateformes sont bien obligées de s’en tenir à leur politique interne. Là aussi, les règles en place ne permettent pas une suppression rapide. Seulement, ces réseaux sociaux ont l’obligation de supprimer un compte après une longue période d’inactivité. Ceci n’est fait qu’après un certain nombre d’avertissement adressé à l’utilisateur.
Outre ces diverses mesures, le profil de personnes décédées survit indéfiniment en ligne. Une présence qui peut, bien évidemment, déranger les proches. C’est la raison pour laquelle la CNIL recommande de prendre des précautions de son vivant.
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Quelles sont les précautions à prendre de son vivant pour ses données numériques ?
La loi française accorde à tous la possibilité de décider du sort de ses données de son vivant. Ces directives peuvent prendre deux formes possibles.
La première directive prend la forme d’un testament numérique que l’utilisateur peut laisser auprès d’un tiers de confiance. Dans ce document, il doit mettre par écrit la fin à donner à ses diverses données. Ce sont là les directives générales qui s’appliquent à toutes les plateformes.
Les directives particulières visent des plateformes données. L’utilisateur peut transmettre ses volontés audit service qui devra les respecter. Tout cela est à faire du vivant de l’utilisateur. La législation lui offre également la liberté de changer ses volontés ou de les retirer à n’importe quel moment, sans besoin de se justifier.
Outre ces dispositions prises par la loi française, les plateformes ont mis en place des mécanismes pour décider de son héritage numérique. Nous pouvons à ce propos citer les dispositions de Facebook qui permettent à tous de désigner un contact légataire, de demander que le compte soit transformé en compte commémoratif ou que celui soit simplement supprimé.
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Que peuvent les proches en cas d’absence de dispositions ?
Lorsqu’aucune de ces dispositions n’a été prise du vivant de l’utilisateur, les proches peuvent prendre des mesures pour éviter cette souffrance émotionnelle de toujours voir le profil des leurs décédés. Néanmoins, les démarches peuvent être longues et fastidieuses. Les comptes restent en effet strictement personnels.
En tant que proches, il est possible d’agir en conséquence suivant les droits restrictifs accordés. En fournissant des preuves du décès à la plateforme, dont un document nécrologique, un certificat de décès ou autre, l’on peut demander la suppression du compte. Dans tous les cas, l’idéal est de prendre les mesures de son vivant.
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