Les tentatives d’hameçonnage connaissent une augmentation marquée en 2026. C’est une forme d’arnaque qui cherche à obtenir vos informations personnelles ou bancaires par des messages électroniques, des SMS, des appels téléphoniques ou même des QR codes. Les fraudeurs exploitent l’actualité et les besoins des victimes pour maximiser leurs chances de succès. Par rapport à 2025, les signalements connaissent une augmentation de près de 50%. Si cela témoigne d’une prise de conscience de plus en plus grande, elle dénote aussi une augmentation de l’arnaque.
Sommaire :
Phishing, vishing, smishing, quishing : plusieurs noms pour désigner une arnaque de base
Le phishing est le terme général pour désigner toutes les tentatives visant à récupérer des informations personnelles afin de les utiliser à des fins frauduleuses. Les méthodes les plus répandues incluent le vishing, le smishing et le quishing.
Le vishing se traduit par des appels téléphoniques, souvent présentés comme provenant d’une banque ou d’une administration, qui signalent des opérations suspectes et incitent la victime à fournir des codes ou à effectuer des transactions. Le smishing, quant à lui, désigne les arnaques envoyées par SMS, comme de faux messages de services postaux ou de fournisseurs d’énergie demandant de régler un frais ou de mettre à jour ses informations personnelles. Enfin, le quishing passe par des QR codes, placés sur de faux documents ou dans l’espace public, qui redirigent vers des sites frauduleux pour récupérer des données ou des paiements.
Ces méthodes deviennent de plus en plus sophistiquées, grâce à l’intelligence artificielle. Les messages semblent crédibles, les logos ressemblent aux originaux et les liens mènent vers des sites trompeurs.
L’actualité, le grand allié des arnaqueurs
Les fraudeurs exploitent des événements récents ou médiatisés pour rendre leurs tentatives d’arnaque plus crédibles. L’actualité sert de prétexte pour créer un sentiment d’urgence et pousser la victime à agir rapidement, sans réfléchir. Par exemple, des projets gouvernementaux, des réformes administratives, des crises énergétiques ou des annonces économiques sont utilisés pour inciter les gens à cliquer sur un lien, à transmettre leurs coordonnées ou à effectuer un paiement.
Même des événements scientifiques ou technologiques peuvent être détournés. La mission spatiale Artemis II a par exemple servi à générer des liens frauduleux pour suivre le Live. Ces derniers ont été grandement partagés sur X (ex-Twitter). Les arnaqueurs surfent sur la curiosité ou l’enthousiasme des destinataires pour gagner leur confiance et les amener à fournir des informations personnelles.
En exploitant les événements d’actualité, les arnaqueurs adaptent leurs scénarios en permanence. Par exemple, lors des périodes de hausse des prix de l’énergie, ils envoient des offres de remboursement ou des « bons plans » énergétiques. Lors de réformes fiscales ou administratives, ils envoient de faux mails d’organismes officiels demandant de mettre à jour des informations personnelles ou bancaires.
Cette adaptation constante rend la vigilance encore plus nécessaire : il ne suffit plus de connaître les techniques classiques, il faut également se méfier des messages qui se réfèrent à des événements récents et sembleraient légitimes.
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Les bonnes méthodes n’ont pas changé, malgré la recrudescence
Pour se protéger, la vigilance est indispensable et elle reste la plus grande arme. Tout message provenant d’un organisme avec lequel vous n’avez jamais eu de contact doit éveiller votre attention, tout comme les offres ou remboursements qui paraissent trop beaux pour être vrais. Les demandes de données personnelles ou bancaires par mail, SMS ou téléphone constituent également un signal d’alerte majeur. Il convient aussi de vérifier les détails du message : fautes d’orthographe, logos imprécis ou liens suspects sont souvent révélateurs d’une tentative de fraude. Mais ces imperfections sont de plus en plus rarissimes, corrigées par l’intelligence artificielle.
Pour confirmer la véracité d’une communication, il est conseillé de comparer les adresses e-mail, les numéros de téléphone et les sites web avec les informations officielles. Contacter directement l’organisme via ses coordonnées officielles permet de vérifier l’authenticité d’une demande. Signaler les tentatives suspectes sur les plateformes dédiées à la lutte contre la fraude contribue à protéger d’autres personnes et à bloquer les sites frauduleux, même si certains sont hébergés à l’étranger
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