Les éditeurs de jeux vidéo voient désormais aussi grands que les réalisateurs de films sortant au cinéma : graphisme très réaliste, monde très étendu et une liberté d’exploration remarquable. Bien sûr, plus cette folie croit, plus lourds sont les jeux. Alors qu’on atteignait difficilement le gigaoctet, il y a une décennie, les jeux sortent et n’ont plus peur de dépasser les 100Go. C’est notamment le cas de Call of Duty : Modern Warfare (2015) qui pèse 175 Go au lancement, Microsoft Flight Simulator avec 150 Go, Read Dead Redemption et une moyenne de 150 Go. Avec le réalisme dévoilé en bande-annonce, les experts pensent que GTA 6 pourrait dépasser les 200, voire 300 Go. Mais pourquoi diable ?
Sommaire :
Graphismes haute définition
Le réalisme, ça coûte beaucoup ; or, c’est l’effet recherché par la majorité des jeux qui sortent aujourd’hui. Entre textures en 4k, modèles en 3D, effets de lumière en raytracing et shaders complexes, le poids peut vite monter.
Pour générer un simple cercle par exemple en raytring à l’école, il faut une texture qui pèse déjà environ 75 Mo. Et pour atteindre le réalisme 4k que l’on voit dans les jeux tels que The Witcher ou encore GTA 6, les textures utilisées sont déjà à des centaines ou des milliers de Mo. Si un jeu contient des centaines d’objets, de personnages et un environnement varié, il est clair que le poids n’ira que croissant.
Pour justifier le poids, nous pouvons également citer en cause le niveau de détail que l’on voit. Les personnages sont de plus en plus détaillés avec des mouvements très précis et proches de ceux de l’humain. Pour y parvenir, des milliers de polygones sont impliqués et manipulés en temps réel. Forcément, cela augmente le poids des fichiers.
Cinématiques et doublage multilingue
Plus un jeu intègre de cinématiques de qualité, plus lourd est susceptible d’être le fichier. Même si une compression pourrait aider, les éditeurs ne souhaitent pas sacrifier la qualité et maintiennent le même niveau de réalisme. Alors, retenez que les cinématiques en Blu-ray alourdissent également le poids total.
Il en est de même du doublage. Nous avons dépassé le moment où les jeux ne sont qu’en anglais, la langue la plus parlée au monde. L’immersion est également ce que les joueurs entendent et c’est la raison pour laquelle les jeux AAA sont souvent doublés en une dizaine de langues, voire plus. Tous ces fichiers audios intégrés ne font qu’alourdir le jeu, surtout si elles sont toutes installées par défaut.
Maps ouvertes et gigantesques
En tant que joueurs, nous avons horreur des limitations. Nous n’aimons pas être bloqués dans notre quête d’exploration. C’est pourquoi les jeux vidéo récents mettent en scène des mondes très grands. On peut notamment citer l’exemple de Red Dead Redemption 2, Hogwarts Legacy ou encore Starfield avec leur carte imposante installée par défaut, aucun chargement nécessaire. Cela nécessite d’installer en mémoire locale une quantité importante de données. Conséquence ? Poids lourds !
Son en qualité studio
L’ambiance sonore (les musiques, bruitages, effets sonores…) d’un jeu contribue également à renforcer le sentiment d’immersion. Les jeux vidéo récents sont donc déployés avec une playlist bien dédiée qui remporte parfois un succès à part entière. Inutile de mentionner FIFA, GTA V ou encore The Legend of Zelda. Ces musiques en haute qualité sont lourdes et concourent à augmenter le poids du jeu. À elle seule, la bande-son dépasse souvent le gigaoctet.
Optimisation négligée
On peut bien arguer que le réalisme des graphismes et la qualité audio existaient avant et pourtant les fichiers de jeux ne dépassaient pas les 100 Go. Cela est vrai ! La raison est que les studios se donnaient du mal à compresser les assets et à optimiser au mieux les jeux. Cela constituait un travail à part entière qui pouvait prendre des mois. L’objectif était de rendre les jeux moins massifs, capables de tenir sur les consoles et ordinateurs, mais aussi d’offrir des jeux qui ne nécessitaient pas trop de puissance de calcul.
Aujourd’hui ? Il est plus facile d’équiper son PC d’un disque de stockage de 1 téraoctet ; les PC et consoles sont devenus suffisamment puissants. Donc les éditeurs en abusent et jugent l’optimisation inutile. Ils peuvent ainsi faire des économies et sortir des jeux sans sacrifier la qualité.
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