Nous avons tous tenté un jour de modifier une habitude ancrée depuis plusieurs années. Pourtant, malgré de nombreux efforts, il s’agit d’une tâche particulièrement complexe. Pourquoi ?
En théorie, changer une routine paraît simple. Un objectif clair (être en meilleure santé par exemple) et un peu de bonne volonté devraient en effet suffire. En pratique, cela marche rarement comme prévu. Rassurez-vous : ceci n’est pas lié à une faiblesse de caractère dans la majorité des cas. Nous allons voir ici qu’il faut plutôt chercher du côté de la biologie et du fonctionnement cérébral.
Sommaire :
Quand la chimie s’en mêle : l’exemple de la nicotine
On commence avec l’exemple de la nicotine qui est une substance addictive connue de tous. Celle-ci agit directement sur le circuit de la récompense en stimulant la libération de dopamine. Pour rappel, il s’agit du neurotransmetteur associé au bien-être et à la satisfaction. Vous pourriez rétorquer que ce phénomène est loin de se limiter à la nicotine et que de la dopamine est également libérée lors d’un like ou d’un commentaire sur les réseaux sociaux.
Toutefois, les effets addictifs sont en réalité bien plus importants avec ce type de psychotrope. L’organisme est effectivement impliqué dans son ensemble, ce qui rend le sevrage très compliqué : humeur dépressive, stress, anxiété… C’est pourquoi on conseille aux fumeurs de réduire progressivement la dose de nicotine afin que le corps puisse s’habituer.
La cigarette électronique fait notamment partie des solutions proposées avec des acteurs comme Le Petit Vapoteur qui laissent la possibilité de choisir la concentration en nicotine pour chaque e-liquide.
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Le cerveau est une machine à automatiser
Il ne faut pas uniquement se concentrer sur la dimension neurochimique lorsqu’on cherche à expliquer l’ancrage de nos habitudes. En fait, le fonctionnement même de notre cerveau est impliqué puisque celui-ci cherche constamment à économiser de l’énergie. Et plus un comportement se répète, moins il va consommer d’énergie. Résultat : des automatismes finissent par se créer et l’habitude n’est alors plus vraiment une décision consciente.
Si vous décidez de changer votre routine, vous demandez en quelque sorte à votre cerveau un réapprentissage complet qui pompe de l’énergie. D’où l’apparition de réticences qui vous font revenir dans votre zone de confort.
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Ne pas oublier les déclencheurs environnementaux
Une habitude est toujours associée à un contexte, sachez-le. Cela peut être un lieu, une heure de la journée, une personne, la météo… En parvenant à identifier tous ces déclencheurs environnementaux, vous serez mieux à même de changer vos mauvaises habitudes. N’hésitez pas pour cela à consulter un professionnel de santé qui saura vous accompagner pour parvenir à des résultats concluants.
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