EA Sports FC 27 est disponible depuis ce vendredi pour les détenteurs des éditions les plus premium, avant une sortie généralisée prévue le 25 septembre. Mais au-delà des nouveautés de gameplay habituelles, c’est un changement bien plus inattendu qui fait parler. En effet, pour la toute première fois de son histoire, le jeu de football le plus vendu au monde passe d’une classification PEGI 3, ouverte à tous les publics, à une classification PEGI 16.
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Un changement de règles qui ne concerne pas le football lui-même
PEGI, le système européen de classification par âge des jeux vidéo, a fait évoluer ses critères d’évaluation depuis juin 2026, dans le but affiché de mieux protéger les jeunes joueurs et de renforcer la transparence des pratiques commerciales des éditeurs. Ce nouveau barème prend en compte des mécaniques de jeu jusque-là peu scrutées, allant des récompenses de connexion quotidienne aux systèmes de chat non modérés, en passant par les pénalités infligées à un joueur pour son absence prolongée. Chacun de ces éléments peut désormais faire grimper la classification d’âge d’un cran, indépendamment du contenu sportif ou violent du jeu.
C’est précisément cette réforme des critères qui explique le basculement d’EA Sports FC 27. Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, ce changement ne signifie absolument pas que les matchs de football, le mode carrière ou l’expérience de jeu classique sont devenus subitement inadaptés aux plus jeunes. La classification PEGI 16 s’applique au jeu dans son ensemble tel qu’il est commercialisé, systèmes de monétisation inclus, même si un joueur ne compte utiliser que les matchs hors ligne sans jamais toucher au mode concerné.
Les packs Ultimate Team, seuls responsables de ce reclassement
Le véritable élément déclencheur se trouve dans le mode Ultimate Team, la composante la plus populaire et la plus lucrative du jeu depuis des années. Ce mode permet aux joueurs d’ouvrir des packs contenant des cartes de footballeurs, sans connaître à l’avance leur contenu précis, ces packs pouvant être achetés soit avec la monnaie virtuelle du jeu, soit directement avec de l’argent réel. Ce mécanisme correspond exactement à ce que PEGI qualifie désormais d’objet aléatoire payant. Il s’agit d’une catégorie qui entraîne automatiquement une classification minimale de PEGI 16 dès lors qu’elle est présente dans un jeu, quelle que soit par ailleurs sa thématique.
Ces packs restent des achats facultatifs, un joueur pouvant tout à fait accéder au mode Ultimate Team sans jamais dépenser d’argent réel. Mais leur poids économique reste considérable pour l’industrie du jeu vidéo dans son ensemble. Selon un rapport de Newzoo, les microtransactions représenteraient 47 % des revenus générés par les jeux vidéo sur PC, et 30 % sur console, ce qui équivaut à 13,3 milliards de dollars au niveau mondial. Un modèle économique qui explique en grande partie pourquoi ce type de mécanisme s’est généralisé dans l’industrie, malgré une attention réglementaire de plus en plus marquée à son égard.
Un impact sur les ventes du jeu ?
La question qui se pose désormais concerne l’effet réel de ce changement de classification sur les ventes du jeu, dans un contexte de concurrence particulièrement intense marqué par l’arrivée prochaine très attendue de GTA VI. L’an dernier, EA Sports FC 26 s’était imposé comme le jeu le plus vendu de l’année, avec plus de 1,3 million d’exemplaires écoulés rien qu’en France. Reste à savoir si cette nouvelle étiquette PEGI 16, désormais visible sur la jaquette du jeu, modifiera les habitudes d’achat des familles, ou si elle passera largement inaperçue face à la popularité intacte de la licence.
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