Installation d’ArchLinux & de Gnome3

Archlinux

Le monde Unix (& Linux) est composé d’une pléthore de distributions (ArchLinux, Debian, Ubuntu, CentOs, Fedora pour ne citer que les plus connues) pour tous les goûts, toutes les formes, toutes les architectures et bien plus encore…

En temps normal, j’utilise la distribution Debian, qui est simple, fiable, robuste, mais malheureusement pas assez mit à jour à mon humble avis : Le noyau Linux utilisé est le 3.4 alors qu’aujourd’hui le 3.9 montre sa tête (les nouveaux kernels ont des options & fonctionnalités avancées, en plus de corriger de nombreux bugs), de nombreuses incompatibilités matériels notamment dû à la philosophie “Full open-source“.

C’est alors que j’ai souhaiter trouver une distributionqui me ressemble“…

J’ai récemment entendu parlé d’ArchLinux, une distribution de geek, pour les geeks.

Version n° :Version du :Modifications effectuées :
119/03/2012Création initiale du document
205/04/2012MàJ procédure
Objectif principal :

Installer une distribution Linux : “ArchLinux”

Ce qui m’a plu avec cette distribution, c’est son principe de mise à jour d’une part : On parle de “Rolling Release” : Les mises à jour se font dès qu’elles sont disponibles, et non pas à la fin d’une période spécifique comme les Service Pack de Windows.

Avec la communauté dynamique & grandissante, de nombreux paquets sont présents et constamment mis à jour – Ainsi, il est possible de bénéficier de nouvelles fonctionnalités rapidement.

Enfin, l’intérêt même d’ArchLinux réside dans sa personnalisation ; Il est possible de construire sa distribution facilement grâce aux Wiki officiel & tous les tutoriels disponibles sur le net. Il est ainsi possible d’avoir une distribution Linux modulaire à souhait.

I. Boot & préparation de l’installation d’ArchLinux

1°) Pré-requis – Mettre le clavier en français

Avant de se lancer dans les différentes étapes d’installation, il est préférable de françiser votre clavier, si vous avez un clavier Européen Français “Azerty”.
Il suffit d’exécuter la commande suivante :

loadkeys fr-pc

Votre clavier étant par défaut en “Qwerty“, il faudra saisir ces touches sur votre clavier Azerty :

loqdkeys fr)pc

Une fois le clavier en français (testez tout de même en écrivant “AZERTY”), nous allons pouvoir commencer à préparer l’installation !

II.  Partitionnement du disque dur

Nous allons attaquer une partie importante et lourde de conséquence sur le système. En effet, nous allons attaquer le formatage & le partitionnement de notre disque dur.

1°) Création du schéma de partition

Il existe plusieurs utilitaires pour partitionner votre disque. Pour que se soit le plus simple et intuitif possible, j’ai utilisé l’utilitaire “cfdisk“.
Lancez donc l’utilitaire avec la commande :

cfdisk

Une interface graphique va alors apparaître pour que vous puissiez gérer vos partitions.
Vous n’êtes pas obligé de passer par cette étape seulement si vous avez créer vos partitions avec un logiciel du type GParted.
Toutefois, la suite de l’installation du système d’ArchLinux restera la même.
Vous voyez donc votre disque dur vierge de toute partition dans la fenêtre.
En bas de cette fenêtre, il y a des boutons, entre crochets, tels que “[  New  ]” “[  Type  ]” “[  Exit  ]“…

Sélectionnez l’espace libre disponible avec les flèches directionnellesHaut” & “bas“, puis dirigez vous sur le bouton “[  New  ]” avec les flèches directionnellesDroite” & “Gauche“.

Lors de la création de mes partitions, j’ai mit en place 4 “zones” :

  • /boot” – 200 mo – : L’espace “boot” est, comme son nom l’indique, vous permettant d’installer tout le programme de boot (Grub2 dans notre cas) pour pouvoir démarrer le système.
    Il n’est pas nécessaire d’avoir une taille importante pour cette partition, 100 Mo sont suffisants.
  • swap” – 1 Go – : La partition swap n’est plus aussi importante qu’auparavant, compte tenu de la puissance que l’on a maintenant dans nos PC. Une Swap d’un Go fera largement l’affaire dans tous les cas.
  • /” (Racine système) – 15 Go – : Puisqu’une interface graphique sera installée, il est préférable d’avoir un minimum d’espace disque disponible, pour éviter de manquer d’espace.
    Le système en lui même ne prend que quelques Giga une fois installé (sans surcouche graphique, et avec un bundle de paquets essentiels à une utilisation de base)
  • /home” (Dossiers personnels des utilisateurs) – 20 Go – : Cette taille est variable, selon votre disque dur et les besoins de vous / vos utilisateurs.
    Etant maintenant auto-hébergé, je ne prends qu’un faible espace disque pour mes données perso’, tout le reste est “ailleurs”…

NB : Vous n’êtes pas obligé de suivre ce schéma de partitions, mais sachez qu’il vous sera nécessaire d’avoir au moins une partition “/” (système) et une autre partition “Swap”.

Une fois les partitions créées, vous devez modifier le type de la partitionSwap” ; Vous devez la formater en temps que “swap”.
Pour initier cette configuration, déplacez vous sur la partition, puis cliquez sur “[ Type ]“.
Dans la liste qui vient de s’afficher, vous devrez choisir le type “Linux Swap/Solaris“, ayant comme code référence “82“. Notez ce code puisqu’il faudra le saisir juste après avoir finit de dérouler la liste.

Lorsque la partition swap est définie, il faut maintenant vous diriger sur la partition “/boot“, et cliquer sur le bouton “[ Bootable ]“. Ainsi, la partition “boot” deviendra la zone d’amorçage pour que le système puisse démarrer.
Si vous n’avez pas créé de partition “/boot”, vous devrez rendre amorçable votre partition système, c’est à dire la racine “/“.
Les partitions sont maintenant définies, il faut enregistrer (écrire) le schéma de partition sur le disque ! Dirigez vous sur le bouton “[ Write ]“, pour sauvegarder les modifications précédemment effectuées.

Récapitulatif des partitions :

  • Partition type “Primaire” :
    • /dev/sda1 = Partition “/boot” ;
    • /dev/sda2 = “swap” ;
  • Partitions type “Logiques” :
    • /dev/sda5 = partition “/” ;
    • /dev/sda6 = partition “/home” ;
  • Partition “Swap” : type “82 – Linux Swap / Solaris

Selon la configuration de vos disques, l’emplacement de l’installation, ou encore les autres partitions que vous avez sur votre système, les “/dev/sd…” peuvent être différents des miens. Veillez-donc à retenir sur quel device est placé tel ou tel partition…

Pour rappel, vous ne pouvez avoir seulement que 4 partitionsPrimaire” sur un disque dur. Pensez donc à mettre les partitions “annexes” en partitions “Logiques” !

2°) Création des systèmes de fichiers

Créer les partitions c’est bien, créer le système de fichiers pour pouvoir utiliser les partitions, c’est mieux !

Linux dispose de différents type de système de fichiers, chacun ayant leurs fonctionnalités spécifiques et leur avantages.
Pour notre exemple, nous allons créer un système simple, sans partition chiffrée ou cachée. Le type de système de fichiers utilisé dans notre exemple est “ext4“.

Commençons par créer le système de la partition /boot :

Il faut utiliser la commande “mkfs” pour pouvoir créer le système de fichiers. Cette commande doit être complétée par le type de système de fichiers qui sera utilisé, et enfin du device (chemin de répertoire) pour la future partition :

mkfs.ext4 /dev/sda1

Cette commande est à répéter pour toutes les partitions ayant le même type de système de fichiers :

mkfs.ext4 /dev/sda5
mkfs.ext4 /dev/sda6

Les partition étant maintenant créées et leurs systèmes respectifs créés, il faut aussi créer la swap.
La commande est quelque peu différente, mais le principe reste le même qu’une partition “normale”.

mkswap /dev/sda2

La swap étant maintenant créée et affectée au périphérique “/dev/sda2“, nous nous devons de l’activer dès maintenant :

]swapon /dev/sda2

3°) Montage des partitions système

Les partitions sont créées, les systèmes de fichiers sont eux aussi créés, il faut maintenant passer à l’étape fatidique avant l’installation : Le montage !

Alors oui, il faut dire “monter” une partition – Le montage consiste à démarrer une partition, et donc pouvoir l’exploiter.

Tout d’abord, le système à monter en priorité est l’OS en lui-même, ou plutôt, le noyau.

mount /dev/sda5 /mnt

Notre système est maintenant monté, et utilisable ! Enfin utilisable… Tout est relatif, puisqu’il n’y a pas encore de système d’exploitation utilisable à proprement parlé…

Deux répertoires essentiels à toute distribution Linux doivent être créés, les dossiers “/boot” et “/home” :

mkdir /mnt/{boot,home}

… et ensuite, il faut monter ces dossiers pour pouvoir les exploiter et configurer le système correctement :

mount /dev/sda1 /mnt/boot
mount /dev/sda6 /mnt/home

Des changements au niveau des “/dev/sd…” seront peut être nécessaire, selon votre installation (emplacement des disques, numéro des partitions etc…)

III. Installation

1°) MàJ du gestionnaire de paquets d’ArchLinux

Nous allons pouvoir commencer l’installation même d’ArchLinux ! Une bonne nouvelle !

Avant de commencer cet étape, il est crucial d’effectuer quelques configurations pour avoir les dernières de version de paquets disponibles d’une part, mais aussi de les avoir (si possible) en français.

Il faut donc mettre à jour la liste des mirroirs d’archives :

nano /etc/pacman.d/mirrorlist

La liste est assez impressionnante, disposant de très nombreux liens (donc serveur de paquets) disponibles partout dans le monde… Dans notre cas, nous n’avons pas besoin d’avoir autant de serveur à contacter lorsqu’il s’agit d’installer un paquet.
Commenter les miroirs étrangers qui ne sont pour la plupart pas spécialement utiles, en y ajoutant un dièse “#” devant chaque serveur inintéressant“.

Garder les français (“France“) & anglais (“United Kingdom“), étant les plus proches au niveau géographique, et largement suffisant pour bénéficier des paquets récents.
Vous pouvez, pourquoi pas, garder aussi les serveurs américains : “United States“.

2°) Installation du système !

Nous allons commencer par installer le système d’ArchLinux en lui même, pour avoir une base à jour (bénéficiant des derniers paquets) & fiable pour une utilisation quotidienne.

Au début du lancement de l’utilitaire Pacman, les listes de miroirs de paquets d’ArchLinux doivent être mises à jour – Le téléchargement et l’installation se font très rapidement.

pacstrap /mnt base
pacstrap /mnt base-devel

Avec ces deux commandes, vous aurez un système ArchLinux à jour, disposant des dernières versions de paquets. De plus, vous aurez un système disposant des outils nécessaires à une utilisation bureautique quotidienne.
Le téléchargement & l’installation peuvent prendre un laps de temps assez long suivant votre système (configuration matérielle) & votre connexion internet (débit).
Une fois le système installé, il est préférable d’y ajouter quelques paquets supplémentaires, notamment pour avoir un système utilisable rapidement après l’installation complète.

pacstrap /mnt sudo vim zip unzip p7zip bzip2 tar

Les paquets que je vous présente sont tous là à titre indicatif – Il n’est pas nécessaire de tous les installer certes, mais ils vous seront utiles dans de nombreux cas… Croyez moi…

3°) Installation du GRUB

Le GRUB correspond à la partition vous permettant de démarrer votre système d’exploitation, en montant les partitions, allumer les services et processus nécessaires pour l’initialisation d’ArchLinux.

Il y a 2 cas de figure possible :

Vous installez ArchLinux sur un PC ne disposant pas de l’UEFI :

pacstrap /mnt grub-bios

Ou alors, vous installez ArchLinux sur un PC disposant de l’UEFI :

  • PC en 32bits :

pacstrap /mnt grub-efi-i386

  • PC en 64bits :

pacstrap /mnt grub-efi-x86_64

Le PC est prêt à être démarré une fois que le Grub est installé !
En effet, les partitions sont créées et montée, le fichier gérant ces partitions est configuré, le système de base est installé, et nous venons de terminer la création du système de démarrage !

Toutefois, il reste encore quelques étapes à effectuer avant de terminer l’installation et de redémarrer…

4°) Génération du fichier “fstab”

D’après Wikipédia – Qu’est ce que le fichier “fstab” ?

Le fichier fstab (File Systems TABle) est la table des différents systèmes de fichiers […] sous Unix/Linux : il contient une liste des disques utilisés au démarrage et des partitions de ces disques.
Pour chaque partition, il indique comment elle sera utilisée et intégrée à l’arborescence du système de fichiers global (c’est-à-dire le point de montage)

La création se fait aisément – Un utilitaire est présent dans ArchLinux (et même toutes les distributions Linux) pour générer ce fichier facilement :

genfstab -U -p /mnt >> /mnt/etc/fstab

ArchLinux va travailler tout seul et créer se fichier selon votre configuration de disques & partitions que vous avez effectué au préalable.

5°) Chroot

Le “Chroot” permet d’effectuer des commandes dans une partie “insensible” au reste du système ; Si une commande s’exécute mal, et que le système (“chrooté”) se paralyse, il n’y aura aucun effets sur le système réel.
Une sécurité de taille lorsque vous touchez à certains points techniques sous Linux !

Nous allons donc chrooter notre système dans la partition “/mnt“, qui est pour l’instant notre système fraîchement installé.

arch-chroot /mnt

[email protected] ~ #
sh-4.2 #

En regardant votre terminal de plus près, analysez ce qui a été modifié : Vous étiez précédemment connecté avec l’utilisateur “root”, dans l’image ISO de votre installation. En “Chrootant” l’environnement, vous passez dans votre partition “/mnt” (votre partition système donc), et vous pouvez ainsi modifier / personnaliser votre système comme bon vous semble !
Attention toutefois à l’utilisation de certaines commandes

IV. Personnalisation du système

Dans cette partie, si les fichiers ne sont pas créer, créez-les.

1°) Définition de la langue système

Nous allons commencer tout d’abord par la définition de la langue de notre système. Etant Français et parlant le français, je n’ai pas spécifiquement envie d’avoir toute une interface en anglais, même si ce n’est pas un réel problème de travailler en anglais.

Il faut donc modifier le fichier “locale.conf” (dans /etc/) et lui ajouter la ligne ci-dessous :

(Par défaut, préférez utiliser UTF-8 pour avoir un support complet des accents et des caractères spéciaux).

nano /etc/locale.conf

LANG=fr_FR.UTF-8

Vous pouvez enregistrer et fermer ce fichier une fois les modifications effectuées.

Il faut modifier un autre fichier de configuration permettant de générer le langage de la machine… Ou plutôt, la langue de l’interface. Le fichier à modifier est “locale.gen” (dans /etc/) :

nano /etc/locale.gen

Dans ce fichier, toutes les langues supportés par Linux sont présentes. Par défaut, il n’y a qu’une langue de décochée, “en_EN“, la langue anglaise. Pour nous, dé-commentez la ligne “fr_FR.UTF-8 UTF-8?. Vous pouvez enregistrer & fermer le fichier une fois la modification apportée.

Les fichiers de configuration étant maintenant prêt à être exploités en fonction de la langue que nous avons choisi, il faut lancer la génération des langues !

locale-gen

Une fois la création des fichiers de langue terminés, vous pouvez exécutez la commande “export LANG=fr_FR.UTF-8” dans votre terminal ArchLinux pour franciser dès maintenant le système et éviter des messages d’erreurs. C’est toujours pratique d’avoir maintenant une interface dans notre langue natale, pour une meilleure compréhension (dans certains cas).

Il faut aussi modifier le fichier “vconsole.conf“, pour que votre terminal ArchLinux puisse être francisé d’une part, mais aussi pour qu’il puisse prendre en compte les caractères spécifiques (UTF-8).

nano /etc/vconsole.conf

KEYMAP=fr-latin9
FONT=lat9w-16

Dans cette partie, si les fichiers ne sont pas créer, créez-les.
Notre système ArchLinux chrooté est maintenant francisé, niveau interface console et langage “de base”.

2°) Nom de la machine

Il faut maintenant donner un nom à notre station, pour qu’elle puisse être identifiable sur un réseau, mais aussi pour nous. Il faut pour cela éditer le fichier “hostname“, dans le dossier /etc/.

nano /etc/hostname
nom_machine

Naturellement, vous devez changer “nom_machine” par le nom que vous souhaitez donner à votre machine.

3°) Date & heure de la machine

Par défaut, les installations d’ArchLinux (tout comme les autres distributions Linux) sont à l’heure universelle “UTC”, qui peut être différente de votre fuseau horaire.
Pour éviter d’effectuer des commandes et autres procédures complexes, il est possible de créer un lien symbolique pour le fuseau horaire auquel vous êtes “soumis” :

Dans notre cas, nous prenons Paris – Sachez qu’il n’y a pas vraiment le choix au niveau des villes, puisqu’il s’agit des capitales des pays

ln -sf /usr/share/zoneinfo/Europe/Paris /etc/localtime

4°) Génération et configuration du Grub

Cas particulier du dual-boot ArchLinux / Windows :Vous pouvez installer ArchLinux à côté de votre système Windows, en prenant soin d’installer ArchLinux après avoir installé Windows.
Un tutoriel sera bientôt disponible pour créer et configurer un dual-boot.

Il faut commencer tout d’abord par créer les “ramdisk”, pour gérer et générer correctement les fichiers nécessaires quant à l’utilisation de la mémoire de notre PC.

mkinitcpio -p linux

Il convient de créer le fichier capable de démarrer tous nos périphériques lors du boot de notre machine, tout en détectant le noyau Linux à utiliser / lancer.
La commande est commune à toutes les distributions Linux, y comprit ArchLinux.

grub-mkconfig -o /boot/grub/grub.cfg

La génération se fait assez rapidement. Nous devons maintenant passer à l’étape de l’installation des fichiers précédemment créés :

grub-install /dev/sda

L’installation du GRUB doit se faire sur le disque où vous venez d’installer votre ArchLinux. Dans notre exemple, nous n’avons qu’un seul disque – donc /dev/sda. L’exécution de la commande retourne normalement “Installation terminée, sans erreur“.

5°) Installation du gestionnaire de réseau

Pour avoir une installation optimale, il est préférable d’installer encore quelques paquets complémentaires pour avoir un système utilisable tout de suite.

Nous avons besoin d’internet pour communiquer, il faut donc installer un gestionnaire réseau. Nous avons choisi dans notre exemple “NetworkManager”, qui est simple et robuste.

pacman -Sy networkmanager

L’installation se fait très rapidement, puisque le paquet est très léger. Nous l’activerons plus tard, une fois que l’installation d’ArchLinux sera terminée.

6°) Paramétrage spécifique du gestionnaire de paquets

Si vous êtes sur système 64 bits, il peut arriver que vous devez avoir des paquets disponibles principalement dans les dépôts pour les paquets 32Bits. Pour cela, vous devez activer le dépôt “[multilib]” qui vous donne une inter-compatibilité (ou plutôt, des paquets adaptables) 32-64 bits :

nano /etc/pacman.conf
### Puis dé-commentez les lignes suivantes (vers la fin du fichier) ###
[multilib]
Include = /etc/pacman.d/mirrorlist

ArchLinux se base sur l’utilitaire “Pacman” pour installer ses paquets. Toutefois, il existe aussi “Yaourt“, une sorte de Pacman avancé. Cet utilitaire (Yaourt), est plus puissant puisqu’il sait accéder aux dépôts “AUR”, les dépôts des utilisateurs ArchLinux.

Il faut donc ajouter, à la fin du fichier “/etc/pacman.conf” :

[archlinuxfr]
Server = http://repo.archlinux.fr/$arch

7°) Mot de passe de l’utilisateur “Root”

L’utilisateur “Root” n’a pas de mot de passe par défaut, pour que l’installation se fasse & se gère plus facilement. Pourtant,  il est impératif d’en mettre un, question de sécurité !
La commande de création de mot de passe est commune à toutes les distributions Unix :

passwd

Vous devrez saisir une première fois le mot de passe puis une seconde fois pour le confirmer.

8°) Création d’un utilisateur et reboot

L’installation touche bientôt à sa fin !
Nous allons créer notre premier utilisateur, pour avoir un utilisateur lambda sans droits (question de sécurité). De plus, il est obligatoire de créer un utilisateur “simple” sur votre machine, pour pouvoir vous y connecter.

En effet, il n’est pas possible de se connecter graphiquement avec l’utilisateur “root” – Pour cela, vous devez créer un utilisateur lambda, pour pouvoir vous connecter à l’interface graphique d’une part, mais aussi pour sécuriser votre poste en n’attribuant qu’un strict minimum de droits.

useradd -g users -G wheel -m -s /bin/bash julien

passwd julien

Nous avons donc créer l’utilisateur “julien” (à remplacer par votre login personnel, et nous lui avons attribuer un bash, le groupe “wheel“*, puis nous lui avons affecté un mot de passe.

Concernant le groupe “wheel”, il s’agit d’un tweak, vous permettant d’exécuter des commandes en utilisantsudo“, mais sans saisir votre mot de passe ! Pour ce faire, lancez la commande “visudo“, et recherchez la ligne “# %wheel ALL=(ALL) NOPASSWD: ALL“.
Pour activer la fonction, enlever le dièse “#” au début de cette ligne. Enregistrez et fermez le fichier.

L’utilisateur est maintenant créé, dans le groupe des utilisateurs, et est donc prêt à être “utilisé” ! =)

Nous pouvons maintenant terminer l’installation !

Pour quitter le chroot, vous pouvez soit faire la combinaison de touche “Ctrl + D“, ou tout simplement saisir “exit” dans le terminal.

Juste avant de rebooter, il faut démonter les partitionsboot” et “home“, puisqu’elles ne sont plus utiles à ce moment précis.

umount /mnt/{boot,home}

Votre ArchLinux est aussi prêt à être redémarré !

reboot

Votre PC est donc maintenant en phase de redémarrage… On croise les doigts pour le boot !!
N’oubliez pas d’enlever le DVD d’installation de votre lecteur !
Si vous avez effectué exactement les mêmes commandes que moi… Félicitations, votre système est maintenant bootable et fonctionnel !

8°) MàJ dépôts ArchLinux

Nous arrivons (normalement) sur la page de login, sur notre machine ArchLinux fraîchement installée. Vous pouvez vous connecter en root, ou avec votre précédent utilisateur créé.

Nous avons précédement installé un gestionnaire de connexions réseau. Il faut l’activer pour que celui-ci fonctionne correctement :

sudo systemctl start NetworkManager.service
sudo systemctl enable NetworkManager.service

Nous sommes donc dans notre nouvelle installation ArchLinux ; il faut la mettre à jour une nouvelle fois, pour s’assurer qu’aucune mise à jour n’a été oubliée lors de l’installation. On commande tout d’abord par mettre à jour tous les dépôts de paquets :

pacman -Syy

Les dépôts étant mis à jour (et en prenant en compte les modifications effectuées quant aux dépôts “multilib” et “archlinuxfr”), il est tant d’installerYaourt” :

pacman -Sy yaourt

Le paquet est très léger, et sa configuration se fait automatiquement.
Nous allons utiliser Yaourt dès maintenant pour installer de nouveaux paquets utiles pour une utilisation bureautique ! Un navigateur, et une suite bureautique (libreoffice).

yaourt -S chromium libreoffice libreoffice-fr gedit

Notre système ArchLinux est maintenant utilisable ! Enfin presque…

En effet, le système est prêt, les logiciels de base sont installés, il ne reste plus qu’à afficher l’interface graphique.

V. Installation d’une interface graphique (GNOME 3)

1°) Installation du serveur graphique

Nous devons maintenant installer une interface graphique pour pouvoir utiliser notre station ArchLinux.
Tout commence par l’installation du serveur “X.Org” :

yaourt -S xorg-server xorg-xinit xorg-xmessage xorg-utils

Avec ces paquets, vous avez le nécessaire pour lancer la majorité des interfaces graphiques.
Toutefois, vous ne pourrez lancer l’interface seulement après avoir installé votre carte graphique (ou chipset).

2°) Installation du pilote graphique

ArchLinux dispose, dans ses dépôts, de nombreux paquets pour gérer la majorité des GPU (grand public) disponibles sur le marché. Vous pouvez afficher la liste de tous les drivers disponibles par la commande :

yaourt -Ss xf86-video
### Vous pouvez remplacer 'yaourt' par 'pacman'

Pour que se soit plus simple, voici une petite liste des pilotes usuels :

  • Intel – libre : yaourt -S xf86-video-intel
  • nVidia – libre : yaourt -S xf86-video-nouveau
  • nVidiapropriétaire : yaourt -S nvidia
  • ATI – libre : yaourt -S xf86-video-ati
  • ATIpropriétaire : yaourt -S catalyst
Comme vous pouvez le constater, les pilotes libres commencent par “xf86-video-”.

Précautions quant aux pilotes pour les GPU nVidia :Vous ne devez pas installer le pilote propriétaire et le pilote libre, sous peine de corrompre votre système, de le rendre instable et surtout, de ne pas pouvoir utiliser l’interface graphique. (incompatibilité entre pilotes)

Pour les PC Portable disposant de la technologie “Optimus” d’nVidia, vous devrez installer le paquet “bumblebee”

Par défaut et pour une installation dans une machine virtuelle, il convient d’installer le pilote standard et universelvesa” :

yaourt -Sy xf86-video-vesa
## Alternative :
pacman -Sy xf86-video-vesa

Le pilote et l’interface graphique sont installés, il est préférable d’ajouter une police d’écriture de base, “DejaVu“, pour avoir un confort visuel optimal.

yaourt -S ttf-dejavu

3°) Installation de Gnome3

Gnome3 est une interface graphique pour Linux (toute distributions confondues). L’installation est elle aussi très simple :

yaourt -S gnome gnome-tweak-tool gnome-extra

Nous arrivons à la dernière étape du tutoriel !

Ajout par [Mckidd]

Lorsque Gnome est installé, il est maintenant possible d’activer le serveur gestionnaire des fenêtres Linux, vous permettant ainsi de lancer l’interface graphique :

systemctl enable gdm.service

Le service “gdm” sera lancé à chaque démarrage de l’ordinateur, grâce à l’attribut “enable” en début de commande.

VI. Fin de l’installation

Notre installation est maintenant complète, avec un OS à jour, des paquets essentiels à une utilisation de base et quotidienne, avec un premier utilisateur configuré.

Il faut donc redémarrer votre machine, pour tester la bonne mise en route du système.

Après l’authentification… :

Bienvenue dans ArchLinux, et son interface Gnome 3 !

Aperçu du menu “Activités” (toutes les applications) :

X. Annexes

  • VirtualBox

Si vous avez installé votre ArchLinux dans une machine virtuelle sous VirtualBox, vous devez passer par l’installation des addons VirtualBox, sur cette machine virtuelle.
Les modules se trouvent dans les dépôts :

yaourt -S virtualbox-guest-modules

Une fois l’installation des extensions terminée, vous devez créer un fichier pour charger les modules concerné, au lancement de la machine :

nano /etc/modules-load.d/vbox.conf

Saisir les modules suivant :

vboxguest
vboxvideo
vboxsfnet

Si vous avez installé votre machine virtuelle dans VMWare Player, ou VMWare Workstation, il faut simplement installer le pilote graphique (si vous avez installé une interface graphique) :

yaourt -S xf86-video-vmware

m4s0n501